Autres duos, trios / Archives

En cours de compilation…

La vielle à roue quand elle chante résonne toujours de manière grinçante et folklorique aux oreilles de beaucoup. Heureusement, ce formidable instrument est porté aujourd’hui par des musiciens traditionnels bien dans notre époque. Partant d’un matériel musical éclectique (des pièces d’Hermeto Pascoal, Chris Mac Gregor ou Astor Piazzolla) et bien sûr quelques morceaux traditionnels. le duo de viellistes nous transporte à grands coups de poignets dans une série d’interprétations originales. L’historique instrument à roue prouvant, s’il en était besoin, que dans les mains de musiciens comme Pascal Lefeuvre et German Diaz, il peut produire tout simplement de la très bonne musique d’aujourd’hui.

Philippe Krümm – Mondomix

duo el maloumi lefeuvre - photo G blot

CREATION 2006

Duo : Pascal LEFEUVRE : vielle à roue et Driss El MALOUMI : oud

Réunissant deux instruments emblématiques de l’Orient et de l’Occident,le oud de Driss el Maloumi et la vielle à roue de Pascal Lefeuvre, cette rencontre se nourrit d’échange et de dialogue, entre identité et altérité,tradition et composition, écriture et improvisation.

Leur curiosité musicale est voyageuse…

Ils nous amènent dans un monde méditerranéen, où il fait bon se laisser porter par la plénitude des sons, leur soli, leur expressivité, leur virtuosité… Le temps peut se suspendre dans les notes égrenées du oud, ou s’accélérer vers la transe de la vielle.

1ère rencontre à Agadir en septembre 2005

Résidences : 13 /18 mars 2006 Langon & 6/9 juillet Agadir

Show case concert / présentation : 17 mars Casseuil

Concert création 10 juillet festival "Timitar" Agadir

7 juillet festival "Nuits Atypiques" Langon

25 septembre Molière Scène d’Aquitaine – Bordeaux

27 septembre Théâtre de Cahors.

4 novembre Fira Mediterrània Manresa.

Possibilité d’associer au concert une conférence de Christian Rault luthier organologue .
Possibilité d’un concert en trio avec percussionniste.

Ces deux musiciens ont en commun la curiosité voyageuse, ils embarquent à chaque fois leur instrument : oud et vielle, dans une musique inattendue.

Leur rencontre s’inscrit dans les musiques du "monde méditerranéen" et explore la création avec des compositions de l’un ou l’autre ainsi que l’improvisation.

"Le cours de l’histoire a souvent éloigné le ‘ûd de la vielle, à travers leur civilisation respective, il les a aussi souvent réunis en une fraternité mélodique et rythmique, ouvrant la porte à la création. Le concert célébre les retrouvailles de ces deux instruments emblématiques d’Orient et d’Occident.

Co prod : OARA, Nuits atypiques, Timitar, CARMA, Régions SousMassaDra (Maroc) & Aquitaine, institut francais d’Agadir.

Extraits de presse :

Cd «L’Ame dansée»

« Souple, voluptueux, délicat, calme mais subtilement musclé, fin, mélodieux. On chercherait en vain, comment définir au mieux le jeu de luth de Driss El Maloumi.
En vain parce que nous sommes ici face à un disque qui appelle écoute après écoute. On n’a pas envie d’en sortir mais plutôt de s’enfoncer dans cette sensualité envoûtante des échanges entre l’oud et les percussions de Lahoucine Baquir. Musique traditionnelle populaire, rythmes berbères, musique arabo-andalouse, composition, improvisation. tels sont les ingrédients et les épices d’une recette imparable, celle qui fait encore et encore évoluer la musique sur ses bases traditionnelles.
Driss El Maloumi nous en offre une page intemporelle qui s’impose plus que jamais pour nous rappeler le raffinement de la musique arabe. Offrez-le vous et offrez-le à vos amis et à vos ennemis ! »

Etienne Bours in Trad Mag n° 103 septembre / octobre 2005

Cd «Riyâd al-hubb»

« Peut-on encore interpréter la musique arabo-andalouse ? Est-il possible d’approcher cette prestigieuse ancienne avec des idées nouvelles, voire avec une certaine audace, alors qu’on a souvent l’impression qu’elle a été rigidifiée par le respect avec lequel la plupart la joue ?

C’est en tout cas le pari que tentent trois musiciens venant de trois horizons. Mohamed El Arabí Serghini vient de Tanger, c’est un chanteur, violoniste et percussionniste qui a une formation classique de musique arabo-andalouse. Luis Delgado, l’Espagnol, joue le luth et les percussions ; il travaille sans relâche, depuis longtemps sur la Méditerranée, sur la culture arabo-andalouse, sur l’Afrique du Nord. Son engagement et ses connaissances vont de pair. Pascal Lefeuvre est connu des amateurs de musiques traditionnelles et surtout de vielle à roue. Il n’a jamais cessé de demander à son instrument d’aller voir plus loin encore.

L’idée simple part du principe que les noubas classiques sont nées autour de l’an mil au cour de la civilisation d’Al-andalus et que, à la même époque, plus au nord, on inventait la vielle à roue. Ces instruments se sont-ils croisés, rencontrés ? Tout est possible, et les musiciens le prouvent avec cette ouvre à trois où simplicité, convivialité, entente, musicalité sont les premiers mots qui viennent à l’esprit. Avec une belle économie de moyens, qui nous fait d’autant mieux savourer le son de chaque instrument, avec la voix chaleureuse de M. El Arabí Serghini, le trio musarde dans le magnifique dédale de ces musiques où résonnent l’histoire, le mysticisme, l’amour et la passion, et cette poésie qu’autorise la modalité. La vielle s’y comporte à merveille, comme si elle faisait partie de la famille. »

Etienne Bours in Répertoire n° 137 mai 2002

DRISS EL MALOUMI

Luthiste (Joueur de Oud)

Né le 25 Mai 1970 à Agadir au Maroc, Driss El Maloumi est un artiste qui se caractérise par sa virtuosité et son talent.

Il est actuellement au Maroc et dans le monde un des meilleurs joueurs de Oud de sa génération, sa culture musicale et littéraire lui permet grâce à une rare maîtrise instrumentale d’aborder différents styles musicaux.

Après avoir notamment obtenu une licence en littérature arabe à l’Université Ibnou Zohr d’Agadir en 1993 et étudié à travers un mémoire une approche philosophique de la musique ayant trait à la forme et au fond dans le discours artistique, et ayant parallèlement reçu une très solide formation musicale classique arabe et occidentale, il a été récompensé successivement par le Premier Prix du Oud, le Premier Prix de Perfectionnement, et le Prix d’Honneur à l’Examen National du Oud du Conservatoire National de Musique de Rabat en 1992, 1993 et 1994.

Pétri de talent, nourri de l’écoute et de la tradition des grands maîtres, son style dépasse le patrimoine légué pour s’aventurer dans des territoires musicaux où la rencontre instrumentale et l’immersion dans des genres nouveaux, tels que la musique baroque et le jazz notamment, donnent naissance à une musique puissamment évocatrice, ouverte, délicate et surprenante qui éveille la sensibilité et la spiritualité de l’auditeur. Son jeu à la technique très sûre et délicate est empreint de la profondeur qui caractérise le Oud. Multipliant les compositions en solo, en duo avec percussions ou trio (Percussions et Guembri ou Ney), Driss El Maloumi sait puiser dans la profondeur de l’âme soufie mais aussi dans tous les genres de la tradition orientale pour créer une couleur musicale où s’exprime aussi sa culture berbère.

Ses travaux se partagent entre des recherches en groupe voyageant à la lisière de différentes couleurs musicales contemporaines ou issues du patrimoine et se nourrissant de la rencontre avec des artistes internationaux, tels que Jordi Saval et son ensemble Hesperion XXI (Espagne), Pierre Hamon (France), Keyvan Chemirani (Iran), Françoise Atlan (France), Omar Bachir (Iraq), Carlo Rizzo (Italie), et Alla (Algérie) en musique ancienne, traditionnelle ou classique ainsi que Paolo Fresu (Italie), Claude Tchamitchian (Arménie), Alban Darche (France), et Xavi Maureta (Espagne) en jazz. Il a écrit et participé à la composition de musiques de scène pour de nombreux spectacles telles que Isabel « I » (direction musicale : Jordi Saval), L’Amour Sorcier de Manuel de Fallã (réalisation : Antoine Bourseiller), Caravane de Lune (Direction musicale : Gerard Kurdjian) et Oiseau de Lune (réalisation : Antoine Bourseiller).

Driss El Maloumi a joué aux côtés de grands poètes tels que Abdelatif Lâabi (Maroc) et Adonis (Syrie). Il a réalisé en 2000 l’album de jazz Tawada coécrit avec l’artiste français Alban Darche. Cet album a été distingué de 4 étoiles dans Jazzman magazine. En 2003, sa rencontre avec le trio italien Paftrio a donné naissance à l’album « Jazz aux Oudayas ». Il a également participé aux enregistrements remarqués tels que l’album "Noches" de Françoise Atlan en 1998 qui a obtenu un "Choc" du Monde de la Musique et a collaboré à plusieurs albums de l’artiste Jordi Saval et de la cantatrice Montserrat Figueiras. Driss El Maloumi a enfin été l’invité de nombreux festivals au Maroc, ainsi qu’en Espagne, en France, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Jordanie, en Suisse, en Autriche, aux Pays Bas, en Colombie, en Argentine et au Brésil. Partout la presse a vanté la qualité, la pureté et la délicatesse de son jeu et de sa musique, le qualifiant de "magicien du Oud ".

CD : Danse de l’âme- Production IFA- Edition et distribution, été 2005 (Buda Musique)

Pascal LEFEUVRE

vielliste

Il y a deux aspects dans la figure de ce musicien français. Sa grande qualité d’interprète au service de répertoires aussi dissemblables apparemment, pour le moins chronologiquement, que sont la musique médiévale et contemporaine, et sa capacité comme directeur artistique, de concevoir des projets nouveaux et uniques en leurs genres.

L’intérêt de tous ces travaux réside aussi dans l’utilisation inhabituelle de l’instrument.

Pascal Lefeuvre est un des interprètes viellistes les plus importants dans le panorama musical mondial. Son étude rigoureuse de la vielle a supposé un nouveau concept de l’instrument et son adhésion aux musiques actuelles.

Il commence en 78 avec la création du duo, trio «Le Meur / Lefeuvre / Bossoutrot », où on dénote déjà la recherche d’un répertoire moderne pour la vielle, et qui va se réaliser dans d’autres formations qui naissent au début des années 80 : «NOÉ jazz trio», où la vielle est leader et soliste dans un trio jazz.

En 1986 il fonde, avec Maurice Moncozet, l’un des groupes les plus importants et rigoureux dans le traitement de la musique médiévale «l’Ensemble Tre Fontane», qui a enregistré 11 cds et des centaines de concerts à travers le monde, et réalisé en 1998 le spectacle «Luz de la Mediterranía», avec l’ensemble Eduardo Paniagua.

La création en 1992 du «Viellistic Orchestra » (huit vielles, contrebasse, percussions), dont il est directeur, suppose un nouveau chemin dans la valorisation de l’instrument. Cet orchestre insolite a enregistré 5 disques (tous sous le label "Alba musica", fondé en 93 par Lefeuvre). Depuis son premier volume "1000 ans déjà !", sur lequel on peut écouter un répertoire allant de mélodies médiévales, aux adaptations des duos de violon de B Bartok (adaptations déjà réalisées en 84 avec le duo Regef / Lefeuvre), jusqu’à son ultime et récent travail discographique (un enregistrement réalisé au cours de la tournée de cet orchestre au Japon), la discographie de cet orchestre est une consultation obligatoire pour entrer dans le répertoire de la vielle. Les arrangements et les adaptations surprenantes de Lefeuvre parviennent à créer un maximum de cohérence à ces cinq disques qui contiennent des répertoires variés : musique médiévale, musique baroque, des partitions contemporaines ou jazz de S. Yoshida, J. Marc Padovani, E. Rolin, D. Tosi, V. Clastrier ou P. Lefeuvre.

Sa qualité d’interprète s’estime d’une façon exceptionnelle dans tous ses projets discographiques en formation de duo ou trio. Avec Erik Baron il a enregistré en 1995 «Tierkreiss», prodigieuse adaptation d’une composition de K. Stockhausen pour vielle et basse électrique. Avec G. Kurtág en 1996 «Premiers pas», une rencontre entre l’univers électroacoustique des synthétiseurs de György Kurtág et de cet instrument millénaire qu’est la vielle. Un disque dense et suggestif qui crée un univers sonore très personnel. Avec Luis Delgado il réalise en 1997 «Sol y Sombra», un enregistrement qui s’attache à l’univers arabo-andalou qui intéresse tant ces deux interprètes et en 2002 avec le chanteur marocain El Arabí Serghini Mohamed le cd «Ryâd al hubb». Pascal Lefeuvre a été invité dans de nombreux pays européens (Espagne, Italie, Belgique, Pologne, Allemagne, Portugal…) en Afrique (Maroc, Tunisie, Tanzanie), au Japon et au Brésil. Depuis 2003, il a créé Trob’Art Project, joué en duo avec Michel Macias, Carlinhos Antunes, des musiciens brésiliens (Joao Parahiba, Jorge Pena) ; turc (Muammer Ketencoglu), grec (Petros Tabouris), marocain (Driss El Maloumi),……

Aujoud’hui, P Lefeuvre consacre son étude à de nouveaux programmes, nouvelles musiques en duo avec, Thomas Bienabe, Driss el Maloumi … , trio avec L’ensemble Tre Fontane,  – trio Ch’Oc – en quintet avec son nouveau groupe Zanzibar Cie  ; Rencontres, voyages multiples  qui ont en commun la recherche d’expressions nouvelles pour l’instrument à travers et au service de nouveaux répertoires et compositions ; sans oublier – élément fondamental  pour bien comprendre l’artiste – la notion de plaisir et de partage.

Tous ces groupes, ces projets ont en commun la recherche d’expressions nouvelles pour l’instrument à travers et au service de nouveaux répertoires et compositions ; sans oublier – élément fondamental pour bien comprendre l’artiste – la notion de plaisir et de partage.

La vielle et le ‘ûd :

Deux instruments emblématiques

Depuis le VIIème siècle, le ‘ûd demeure en Orient l’instrument emblématique de toute une culture savante et raffinée qui puise son inspiration à la source même de l’Islam. Aujourd’hui encore, sa permanence comme son hégémonie musicale quasi absolue continuent de s’affirmer avec vitalité dans l’ensemble du monde musulman. Plus de mille deux cents ans d’histoire en font sans aucun doute le détenteur d’un immense patrimoine musical enraciné dans une tradition de pratiques modales et monodiques, qu’elles soient savantes ou populaires.

La singularité qui explique la longévité et le succès de cet instrument repose sur l’heureuse combinaison de l’esthétique percussive des cordes pincées au plectre avec les possibilités infinies d’un registre où tous les micro intervalles sont possibles, aucune note n’étant prédéfinie par des frettes.

Côté Occident, la force symbolique de la vielle est tout aussi puissante et profondément enracinée. On sait que l’introduction de l’archet a suscité un enthousiasme sans équivalent dans l’Europe de l’an mille : A cette époque où l’ensemble de la société chrétienne et de sa culture étaient à reconstruire, à réinventer, les clercs avaient gardé de l’héritage musical Carolingien un profond engoûement pour la polyphonie et les sons qui durent. Dans ce contexte, on comprend que l’archet y ait été immédiatement et définitivement adopté.

Et cette fascination par la production de longues notes simultanées de hauteurs différentes, sera si forte que l’on inventera bien vite l’archet perpétuel : une roue disposée sous les cordes et actionnée par une manivelle… Depuis cette époque fondatrice, l’usage de l’archet, qu’il soit perpétuel ou non, est resté emblématique des pratiques musicales occidentales, populaires aussi bien que savantes.

On pourrait penser que ces deux instruments, si fortement éloignés l’un de l’autre par leurs fonctions musicales comme par la puissance de leurs symboliques respectives, sont totalement étrangers l’un à l’autre. Et pourtant leurs destins – à l’instar des civilisations qui leur ont donné naissance – sont intimement liés : l’archet n’a t-il pas été introduit en Europe par les musulmans ? La vielle n’a-t-elle pas emprunté la caisse de résonance du luth ?

Déjà dans l’Espagne Andalouse du XIIIème siècle, on les trouve assemblés dans la cour d’Alphonse X le Sage, comme en attestent les précieuses enluminures des Cantigas de Santa Maria. L’art du "viellator" était alors si raffiné que les musulmans ont créé le rabab arabo-andalou pour introduire l’usage de l’archet dans leurs palais, tandis que les chrétiens, redécouvrant les possibilités musicales des cordes pincées, adoptaient le luth et la guiterne.

Si en fonction de ses humeurs changeantes, le cours de l’histoire a parfois éloigné le ‘ûd de la vielle pour les opposer, il les a aussi souvent réunis en une fraternité harmonique ouvrant la porte à la création. Ce concert célébrant les retrouvailles des deux instruments emblématiques de l’Orient et l’Occident alliera à travers ses créations, patrimoine et traditions, compositions et improvisations.

Christian Rault.

duo el maloumi lefeuvre - photo G Blot

duo el maloumi lefeuvre - photo G Blot

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Ryad al hubb – Langon

trio Foy, Laurent, Lefeuvre – ph L benne

duo Delgado-Lefeuvre – concerts Castilla

fluide glacial

trio Kurtag-Lefeuvre-Moncozet – concert le Bugue

photo Laurence Benne

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Alicante - festival d'été de Nantes - ph Laurence Benne

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